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Cercle d'Etude de la Douleur en Rhumatologie (CEDR)

La section Douleur de la Société Française de Rhumatologie appelée CEDR (Cercle d'Etude de la Douleur en Rhumatologie) a été crée en juin 1997. Ce groupe de rhumatologues, libéraux et hospitaliers, avait plusieurs objectifs :
► mettre en place des protocoles de recherche clinique sur la prise en charge de la douleur en rhumatologie,
► améliorer la connaissance de l'efficacité des différents antalgiques en rhumatologie,
► replacer la rhumatologie au centre de la recherche clinique et fondamentale sur la douleur en instituant des liens avec les centres ► de recherche concernés et les autres spécialités médicales.

Depuis, de nombreux travaux ont été conduits ayant toujours pour but la reconnaissance et la prise en charge de la douleur liée aux pathologies rhumatologiques. Ses statuts ont également été modifiés pour permettre à cette section autonome de la SFR d'accueillir des professionnels de santé non rhumatologues.

Les liens avec les sociétés savantes sont permanents :
Société Française de Rhumatologie : les réunions du CEDR se déroulent au siège de la Société Française de Rhumatologie et depuis 2006 une session est organisée par le CEDR lors du congrès national de Rhumatologie.
SFETD (Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur) : Le CEDR est reconnu au sein de la SFETD avec une participation au congrès annuel et une session spécifique dédiée. De plus, la participation aux Journées Thématiques de la Douleur est fréquente.

Travaux :
► Les anti-épileptiques dans les douleurs rhumatologiques (2006)
► Recommandations ADER pour les anti anti-dépresseurs en Rhumatologie (2004)

► Recommandations pour l'utilisation de la morphine dans les douleurs chroniques non cancéreuses en rhumatologie. Rev Rhum 1999;66:651-657

1- Il n'existe pas de recommandations sur l'utilisation de la morphine en rhumatologie.

2- Le but n'est pas d'inciter à une utilisation imprudente de la morphine mais d'aider le clinicien à son bon usage quand il a décidé d'y recourir.

3- La morphine n'est qu'une des possibilités, mais est une possibilité du traitement de la douleur non cancéreuse en rhumatologie.

Sélection des patients et évaluation initiale

4- Pourront être traités par la morphine : les patients douloureux chroniques, non ou insuffisamment soulagés par les thérapeutiques usuelles de la pathologie antérieurement définie (dégénérative, inflammatoire...)

5- l'évaluation initiale comprendra :
* la synthèse de l'histoire de la maladie et des thérapeutiques entreprises,
* un avis psychiatrique spécialisé dans le cas de pathologies mal définies, de sujet très jeune, d'abus médicamenteux, de suspicion de troubles psychiatriques,
* une évaluation de la douleur et de son retentissement (échelles et indices appropriés).

6- Ne seront pas traités par la morphine : les patients dont les symptômes ne sont pas médicalement expliqués (douleurs idiopathiques ) ou atteints de troubles caractériels sévères ou psychosociaux prédominants.

Mise en route pratique du traitement

7- Une information sera donnée au patient et à ses autres médecins sur les buts, les modalités et les effets indésirables du traitement.

8- Les buts du traitement seront définis conjointement par le patient et son médecin, qui prendra la responsabilité de la prescription de morphine.

9- Une surveillance rapprochée, au minimum à J 14 et J 28 sera instituée pour apprécier les effets indésirables et l'efficacité de la morphine jusqu'à obtention d'une posologie optimale.

10- La dose initiale préconisée se situera entre 10 et 30 mg de sulfate de morphine à libération prolongée, administrée par voie orale, en tenant compte du terrain. Les posologies faibles seront instituées chez les sujets âgés, insuffisants rénaux ou hépatiques.

11- Un ajustement posologique se fera par paliers ( lors de chaque consultation prévue) en augmentant de 50% la dose journalière.

12- Un complément antalgique sera prescrit dans le cas de douleurs fluctuantes (paracétamol...).

13- Une prévention de la constipation sera réalisée systématiquement à l'instauration du traitement (mesures hygiéno-diététiques et laxatifs)

Evaluation et suivi du traitement

14- A chaque visite, on recherchera des signes orientant vers un mésusage, une abus ou une dépendance physique.

15- Toute augmentation trop rapide des doses doit faire reconsidérer l'indication du traitement.

16- En cas de décision d'arrêt, on diminuera progressivement et on recherchera les signes de sevrage.


Mise à jour : 31 juillet 2011

SFETD